Abbaye de Saint Antoine l'Abbaye

La construction de l’Abbaye de Saint-Antoine-l’Abbaye débute en vers 1280. Depuis, de nombreux événements ont eu lieu et on affecté le monument historique autant que la ville

Chronologie du monument historique et de la ville

La vie de Saint Antoine – troisième siècle

Saint Antoine, dit l’Egyptien est appelé le père des moines.
Né en 251, mort en 356 à l’âge de 105 ans, il finit ses jours dans une grotte du mont Qolzum au bord de la mer rouge. Antoine vécut une vie d’Hermite et passa de nombreuses années dans le désert afin de lutter contre les démons qui le persécutaient et lui faisaient endurer d’atroces souffrances.
Tout au long de sa vie, il soigna de nombreux malades.

Les reliques en Dauphiné – 1070

Les reliques de Saint Antoine sont amenées vers 1070 de Constantinople en Dauphiné par Geilin, seigneur local, lors de son retour de pélerinage en terre sainte d’Egypte.
Elles sont déposées au village de la Motte Aux Bois, qui prend alors le nom de Saint-Antoine.

Reconstruction de l’Abbaye – 1080

En 1088, des bénédictins sont dépéchés de Montmajour afin de surveiller la construction de l’Abbaye qui doit abriter les précieuses reliques et assurer l’accueil des pélerins.
Par ailleurs, une maison de l’aumône est fondée par des frères et sœurs hospitaliers au service des pauvres et malades.

Le Feu Saint Antoine – 1297

Les bénédictins sont congédiés par le pape et les hospitaliers, devenus chanoines réguliers de Saint Antoine, les remplacent.
Ils pratiquent la médecine, notamment sur les personnes atteintes du feu Saint Antoine. Cette maladie est un empoisonnement du sang par un champignon parasite du seigle. Les malades ressentent une intense sensation de chaleur, voir de brûlure. Les chanoines construisent peu à peu plusieurs hôpitaux.

Période faste de Saint-Antoine-l’Abbaye – 1300 – 1400

Au XIVe et XVe siècle, l’ordre est à son apogée : diplomates , conseillers, ministres et mécènes dotent l’Abbaye et de nombreuses commanderies d’oeuvres d’art, reliquaires, ornements liturgiques ou manuscrits.
D’importants travaux sont également menés à Saint Antoine, qui devient le théâtre de nombreux pèlerinages.

Guerres de religion – 1500

Les Guerres de religion semblent condamner l’ordre au déclin.
Abbés et religieux fuient l’abbaye livrée à la cupidité des pillards : Les bâtiments conventionnels sont fortement endommagés, les façades dévastées, les sacristies et la bibliothèque perdent d’irremplaçables trésors.

Rénovation et reconstruction de l’Abbaye Saint Antoine – 1600

Dès le XVIIe siècle, les religieux tentent de redresser l’ordre déchu. Les abbés entreprennent des rénovations d’envergure. Le trésor ainsi que la bibliothèque sont peu à peu reconstitués.
L’amélioration de la nourriture fait disparaître les grandes épidémies. Les antonins perdent leur raison d’être.

L’ordre de Malte – 1775

Un édit promulgué par Louis XV a eu pour mission la supression des congrégations religieuses. L’ordre s’unit alors à celui de Saint Jean de Jérusalem, ou ordre de Malte.
Les chevaliers de Malte ne séjournèrent pas longtemps à Saint Antoine et cédèrent l’Abbaye à des chanoinesses de leur ordre.

Classement de l’église en monument historique – 1840

L’église devenue paroissiale en 1802 est classée monument historique par Prosper Mérimée en 1840.
Considérée comme l’une des réalisations gothiquesles plus remarquables du Dauphiné, elle fut édifiée en grande partie entre le XIIe et le XVe siècle.
Elle est dotée de tableaux, copies de maîtres italiens du XVIe et du XVIIe, ou d’originaux d’artistes comme Daniel Sarrabat.

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